Semaine 12 : La physiothérapie, ses effets et son utilité dans la réadaptation de la maladie de Parkinson

physiotherapyL’intervenant le plus convoité en réadaptation est bien entendu le physiothérapeute. Le physiothérapeute, à l’aide de diverses techniques et manipulation, peut travailler différents aspects de la motricité d’un patient atteint de la maladie de Parkinson. Par exemple, il peut travailler sur la marche du patient de façon à limiter les chutes. La physiothérapie est une discipline qui n’a plus ses preuves à faire dans plusieurs domaines où ses intervenants œuvrent. Quand est-il de son effet sur les patients atteints de la maladie de Parkinson?

Un sondage de la littérature scientifique semblent montrer que l’effet de l’apport de la physiothérapie est très varié et possiblement limité chez le patient atteint de la maladie de Parkinson. Tomlinson et al (2012) ont effectué une méta-analyse de la littérature scientifique sur ce sujet et ils l’ont publié dans BMJ. Ils ont analysé les résultats de 29 études. Des 18 études adressant l’effet de la physiothérapie, 9 études ont montré des effets positifs. Ces effets sont meilleure vitesse, équilibre, et meilleur score sur l’échelle “unified Parkinson’s disease”. Tomlinson et al concluent que la physiothérapie a un effet à court terme lors de la réadaptation de la maladie de Parkinson. Ils expliquent qu’il existe peu de différence statistique entre les techniques classiques utilisées en physiothérapie.

Dans une autre revue, publiée dans Cochrane Database Syst Rev., Tomlinson et al  (2012) a comparé les bienfaits de deux protocoles de réadaptation de la maladie de Parkinson (Physiothérapie et Placebo). Ils ont identifié 33 études afin de comparer les résultats de ces deux groupes. Comparativement au groupe contrôle, le groupe physiothérapie augmente la vitesse de la marche, améliore la marche de 2 ou 6 minutes, et la longueur des pas. Ils ont aussi vu une meilleure mobilité fonctionnelle et équilibre lors des test de Timed up & g0, une meilleure atteinte lors du functional reach test et une meilleure équilibre. Tomlinson et al (2012) concluent encore une fois que la majorité des bienfaits ont été vu dans le court terme et étaient vu seulement dans certains aspects (ceux mentionnés plus tôt).

Le résultat de ces reviews sont d’une grande importance pour l’intervenant souhaitant améliorer la condition de ses patients. Dans le billet de la semaine passé, nous avons parlé de l’utilisation de la Wii comme outil de réadaptation conférant les mêmes bienfaits que la thérapie traditionnelle. Nous avons aussi parlé de l’utilisation d’outil de coaching virtuel pour suivre et motiver vos patients. Les études présentées dans ce billets montrent une baisse des bienfaits de la physiothérapie après 3 mois. Nous recommandons qu’après le  3 mois de physiothérapie, le patient commence l’entrainement à la maison via la Wii et via la coaching virtuel afin de continuer à faire des gains.

Sources : 

Tomlinson CL, Patel S, Meek C, Herd CP, Clarke CE, Stowe R, Shah L, Sackley C, Deane KH, Wheatley K, Ives N. Physiotherapy intervention in Parkinson's disease: systematic review and meta-analysis. BMJ. 2012 Aug 6;345:e5004. doi:10.1136/bmj.e5004. Review. 

Tomlinson CL, Patel S, Meek C, Clarke CE, Stowe R, Shah L, Sackley CM, Deane KH, Herd CP, Wheatley K, Ives N. Physiotherapy versus placebo or no intervention in Parkinson's disease. Cochrane Database Syst Rev. 2012 Jul 11;7:CD002817. doi: 10.1002/14651858.CD002817.pub2. Review.

Semaine 11 : La Nintendo Wii & la réadaptation de la maladie de Parkinson.

NintendowiiLa modernisation des consoles de jeux vidéo a eu une répercussion intéressante dans le domaine de la réadaptation. La Wii™ par exemple, offre la possibilité d’offrir du « feedback » imédiat à la personne, permet de travailler motricité au travers de jeux interactif et surtout, elle offre une avenue de réadaptation à la maison.

Une étude de Pompeu et al. (2012), publiée dans Physiotherapy, a investigué l’effet de l’entrainement moteur et cognitif à l’aide de la Nintendo Wii, versus la thérapie d’équilibre traditionnelle sur les activités quotidiennes des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

32 patients ont participé à l’étude. Les patients atteints de la maladie de Parkinson et considérés au stade 1 et 2 de la maladie. Ils se sont soumis à 14 sessions d’entrainement de 30 minutes (étirements, renforcement musculaire et mobilité axiale) plus 30 minutes d’entrainement d’équilibre. Le groupe contrôle a fait des exercices d’équilibre sans feedback ou stimulation cognitive alors que le groupe expérimental a performé 10 jeux Wii Fit.

Les résultats montrent que les deux groupes ont amélioré la performance d’activité quotidienne après 14 sessions d’entrainement. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes montrant que les deux méthodes sont équivalentes.

Il ne faut pas voir les résultats de cette étude comme un échec de la méthode « Wii ». Plus spécifiquement, ce qui faut en retirer de cette étude c’est que la méthode « Wii » produit les mêmes changements positif et significatif que la méthode traditionnelle.

En d’autres mots, il est possible d’intégrer la méthode « wii » en processus de réadaptation lorsque l’aide d’un intervenant est moins nécessaire. En tant qu’intervenant, on pourrait donner des jeux Wii à faire à la maison sous forme de « devoirs ». Le grand avantage de la méthode étant le feedback instantané à l’écran et l’accessibilité. Le patient devrait quand même suivre la méthode traditionnelle d’abord, pour ensuite entreprendre la méthode « Wii ».

SOURCE

Pompeu JE, Mendes FA, Silva KG, Lobo AM, Oliveira Tde P, Zomignani AP,Piemonte ME. Effect of Nintendo Wii™-based motor and cognitive training on activities of daily living in patients with Parkinson's disease: a randomised clinical trial. Physiotherapy. 2012 Sep;98(3):196-204

Semaine 10 : Les barrières qui empêchent les personnes atteintes de la maladie de Parkinson de faire de l’activité physique, et comment les vaincre

imagesbarrPour faire suite au billet de la semaine passée qui montre une nouvelle avenue prometteuse dans le traitement de la maladie de Parkinson, qui mettait aussi en lumière la difficulté des sujets atteints de la maladie de Parkinson à s’engager, à long terme, dans une pratique de l’activité physique pour réduire, ou contrôler, les symptômes de la maladie. Nous nous sommes intéressés aux raisons qui empêche les sujets atteints de la maladie de Parkinson de s’engager dans cette pratique si importante pour la réadaptation de leur condition.

Nous avons fait une revue de la littérature scientifique à ce sujet. Une étude en particulier s’est intéressée spécifiquement à cette question. Ellis et al. ont publié récemment dans Physical Therapy, les résultats de leur étude.

L’objectif de l’étude était d’identifier les barrières qui empêchent les gens atteint de la maladie de Parkinson de faire de l’activité physique. 260 individus âgés en moyenne de 67.7 ans et considéré au niveau 2.4 sur l’échelle de Hoehn et Yahr ont participé à cette étude. Les participants ont été divisés en 2 groupes. Le groupe 1 était composé des gens qui font de l’exercice physique alors que le groupe 2 était composé de gens qui n’en font pas. Ils ont répondus à un questionnaire dans l’optique d’identifier ce qui représente pour eux une barrière qui les empêche de faire de l’activité physique. Des tests statistiques ont été faits pour examiner la contribution de chaque barrière au comportement d’exercice.

Trois grandes barrières ont été identifiées. La première est l’expectation faible du résultat. La deuxième est le manque de temps. La troisième est la peur des chutes pendant l’activité physique. En d’autres mots, il semble que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson soit peu confiant dans le traitement avec activité physique, n’ai pas le temps de s’y consacrer et ont des craintes en lien avec la sécurité de l’activité physique.

Ces barrières peuvent être brisées facilement et c’est, bien évidement, votre rôle d’intervenant de les faire tomber. La lecture de notre blogue vous a donné plusieurs bienfaits de l’activité physique pour cette clientèle démontrés rigoureusement lors d’études scientifiques. Il faut donc faire valoir la grande retombée de la pratique d’activité physique de façon à motiver et à donner confiance à l’individu.

En ce qui concerne le manque de temps, il faut considérer que la pratique d’activité physique devrait, au début du processus de réadaptation, représenter 2 à 3 séances de 45 à 60minutes par semaine. Il s’agit de 2h00 à 3h00 par semaine qui va permettre de garder une bonne mobilité, une bonne capacité à effectuer les mouvements de la vie de tous les jours et à ralentir la maladie. Peut-être, à titre d’intervenant, pourriez vous utiliser un outil virtuel pour faire le suivi et donner rendez-vous à vos patients (tel que vu lors de la semaine 9) pour permettre à vos patients de structurer leur séance et horaire ?

Finalement, la peur de la chute lors d’activité physique est une crainte fondée puisque plusieurs mécanismes y contribuent (difficulté d’amorce de mouvement, freezing, rigidité, tremblements, etc.). Néanmoins, en tant qu’intervenant, c’est votre rôle de rendre la séance et l’environnement de travail sécuritaire au plus au point. En aucun cas, à titre d’intervenant, nous devrions sacrifier la sécurité de nos patients. Il faut faire valoir l’idée de sécurité pour vaincre cette barrière.

Sources :

1: Ellis T, Boudreau JK, Deangelis TR, Brown LE, Cavanaugh JT, Earhart GM, Ford MP, Foreman KB, Dibble LE. Barriers to Exercise in People With Parkinson Disease.
Phys Ther. 2013 Feb 21.

Semaine 9 : Un outil virtuel pour interagir avec les patients atteints de la maladie de Parkinson pourrait grandement améliorer leur capacité de marche

walking-aloneNous avons à plusieurs reprises que l’activité physique est d’une importance incroyable dans le traitement de la maladie de Parkinson. Pour qu’elle soit efficace, cette pratique de l’activité physique se doit d’être adaptée et prendre en considération les réalités de la maladie et le vécu de la personne. L’activité physique adaptée requiert des connaissances spécifiques ce qui implique que la personne atteinte de la maladie doit contracter les services d’un kinésiologue ou d’un physiothérapeute spécialiste du domaine.

Évidement, cet intervenant implique un coût monétaire direct ou indirect. Sois la personne débourse, sois le gouvernement débourse. De plus, le temps et l’horaire sont deux notions qui peuvent être conflictuelles pour certains patients. Cependant, si les patients avaient accès un outil virtuel adapté, peut-être pourraient-t-ils obtenir les mêmes bienfaits.

C’est ce qu’Ellis et al. ont voulu approfondir dans leur dernière étude publiée dans l’American journal of physical medecine & rehabilitation. Ils expliquent que les effets à court terme de l’activité physique pour les personnes qui ont la maladie de Parkinson sont grands. Cependant, explique-t-il, l’adhérence à long terme au programme est souvent limitée. Leur idée était donc de regarder l’efficacité, la faisabilité, et l’acceptabilité d’un « coach » virtuel pour promouvoir la marche quotidienne chez les sujets atteints de la maladie de Parkinson.

Vingt sujets atteints de la maladie de Parkinson ont participé à l’étude. Cinquante cinq pourcent des sujets étaient de sexe féminin, avec une moyenne d’âge de 65.6 ans. Ils devaient interagir avec le « coach » virtuel pendant cinq minutes, porter un pédomètre et marcher à chaque jour pour 1 mois. Ils ont regardé le taux de rétention, la satisfaction des patients, et l’interaction entre le « coach » et le patient à la fin du mois testé. Ils ont aussi évalué les patients lors d’une marche de 6 minutes (ainsi que la vitesse de marche) avant et après l’intervention.

Les résultats démontrent que les sujets ont tous apprécié cet outil virtuel puisque le score de satisfaction moyen était de 5.6/7. Le taux de rétention est de 100%, ce qui est quand même rare dans les études cliniques. L’histoire d’interaction montre que les participants ont marché 25.4 jours des 30 jours demandés. 85% des patients ont marché quotidiennement. Finalement, la vitesse de marche et la marche de 6 minutes se sont grandement améliorées. Ils concluent que la rétention, la satisfaction et l’adhérence à la marche quotidienne étaient très élevées et ont grandement amélioré la mobilité des participants.

En tant qu’intervenant, cette étude montre une avenue vraiment intéressante dans le suivi du patient. Nous savons que l’adhérence au programme à long terme est relativement dans cette population. L’intervenant pourrait, par exemple, utiliser des ressources de communication comme « Skype » et donner rendez-vous à tous ses clients à une heure précise (ex : 9h00 am) pour interagir avec eux lors d’un appel vidéo conférence. Cela ne représente pas une charge de travaille additionnelle très grande ce qui veut dire que cette idée vaut la peine d’être essayer. Vos patients vous remercieront de bien les encadrer, de les motiver et cela aura un grand impact sur le regain/maintenance de leur fonctions motrices.

 

Source :

Ellis T, Latham NK, Deangelis TR, Thomas CA, Saint-Hilaire M, Bickmore TW. Feasibility of a Virtual Exercise Coach to Promote Walking in Community-Dwelling Persons with Parkinson Disease. Am J Phys Med Rehabil. 2013 Apr 2

Semaine 8 : La thérapie vocale en groupe améliorerait l’amplitude vocale chez les gens atteints de la maladie de Parkinson

woman-singing-microphone-vintage-525Un aspect souvent oublié de la maladie de Parkinson est son impact sur la capacité vocale. Effectivement, étant une maladie neurodégénératrice progressive, elle va jusqu’à affecter la production de la parole. Cette recherche s’avère intéressante pour l’intervenant en réadaptation de la capacité vocale des gens atteint de la maladie de Parkinson.

Dans un article publié dans Journal of music therapy (2012), Elefant et al. se sont intéressé à l’impact d’une intervention en chant et en parler sur les symptômes de la parole, de chants et autres symptômes dépressifs chez des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Dix participants se sont soumis à une intervention de 60 minutes pendant 20 semaines. Les chercheurs ont analysé la qualité acoustique de la production vocale et du chant en utilisant un programme de la compagnie Kaypentax et les habilitées vocale à l’aide d’un Index d’Handicap de la voix (VHI). Ils ont évalués les symptômes dépressifs avec le Montgomery and Asberg Depression rating scale. Des mesures ont été prises au début (intervention 1), à la semaine 10 et à la semaine 20.

Elefant et al ont démontré qu’il y a des changements significatifs pour 5 des 6 qualités du chant étudiés. Aucune différence significative n’a été observée pour la qualité de la parole et des symptômes dépressifs. Cependant ils ont noté une absence de la dégénérescence de la qualité de la parole. Ils concluent en disant que des améliorations significatives dans l’amplitude du chant et de la voix, en plus d’une absence de la dégénérescence de la qualité de la parole est d’une importance primordiale pour ces individus. La thérapie de groupe semble être un bon outil.

Nous recommendons d’essayer, dans votre pratique, d’être très vocal et possiblement demander que les patients parlent fort ou chante pendant leur session de réadaptation physique.

Le Parkinson est une maladie neurodégénératrice qui va jusqu’à affecter la parole. Cette recherche menée en Norvège voulait démontrer si oui ou non, stimuler la parole avec le chant et la musique pouvait aider à stimuler les habilités vocales. Comme on dit, une pierre, deux coups.

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Semaine 7 : Le diabète est associé à des difficultés d’instabilité posturale et de la marche dans la maladie de Parkinson!

PARKINSONSUne étude récente publiée dans Parkinsonism related disorders en février 2013 par le laboratoire de Bohnen a regardé si le diabète contribue à l’augmentation de dysfonction motrice dans la maladie de Parkinson par l’aggravation de la dénervation dopaminergique nigrostriatale ou lors de l’intensification des pathologies extranigrale. Ils ont regardé deux groupes sois un groupe de 13 parkinsoniens qui étaient aussi atteint de diabète (âge moyen de 66 ans) et atteints de la maladie depuis environ 7 ans et un deuxième groupe de 26 parkinsoniens de même groupe d’âge, mais n’étant pas diabétique.

Tous les sujets ont été soumis à une imagerie « [(11)C]dihydrotetrabenazine vesicular monoamine transporter type-2 positron emission tomography » afin de déterminer le ration de volume de distribution dihydrotetrabenazine striatale. Ils ont aussi utilisée le Unified Parkinson disease scale afin de déterminer la rigidité, la bradykinésie, les tremblements et l’instabilité posturale.

Après avoir testé pour la dénervation dopaminergique nigrostriatale, les sujets atteints de la maladie de Parkinson et du diabète démontraient une plus grande instabilité posturale et atteinte à leur capacité de marche. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne la bradykinésie, la rigidité et les tremblements.

L’équipe de chercheur concluent « Diabetes may contribute to postural instability and gait difficulty in Parkinson disease through mechanisms other than nigrostriatal dopaminergic denervation ». Nous ne savons donc pas par quels mécanismes le diabète contribue à l’augmentation des problèmes posturaux et baisse la capacité de marche. Cependant, les données sont claires, il y a une association forte entre les deux.

Nous savons que le diabète est à la hausse dans la société nord américaine et nous savons aussi que le taux de diagnostic du parkinson est relativement stable à 4% de la population. Il importe donc de tester si la personne est diabétique lorsque le médecin émet un diagnostique positif de la maladie de parkinson chez l’individu. Des mesures doivent être développée et mises en place afin de répondre correctement à cette nouvelle réalité.

Nous savons que l’activité physique améliore la sensibilité à l’insuline (Balkau B, 2008). Nous savons aussi que, chez le patient atteint de la maladie de parkinson, elle permet d’améliorer la fonction motrice et la dextérité des mains (Albert, 2009), améliore la capacité posturale (Li F, 2012), augmente la stabilité (Vivas 2011), et plus. Comme l’activité physique permet de traiter la maladie de parkinson et de réduire l’incidence de diabète via l’amélioration de la sensibilité à l’insuline, il semble que l’activité physique soit un élément clef qui devrait être intégré très tôt dans le processus de réadaptation du patient.

 

Sources :

Kotagal V, et al. Diabetes isassociated with postural instability and gait difficulty in Parkinson disease.Parkinsonism Relat Disord. 2013 May;19(5):522-6. 

Balkau B, et al. Physical activity and insulin sensitivity:the RISC study. Diabetes. 2008 Oct;57(10):2613-8. doi: 10.2337/db07-1605. Epub 2008 Jun 30. 

Ridgel AL, et al. Forced, not voluntary, exercise improves motor function in Parkinson's disease patients. Neurorehabil Neural Repair. 2009 Jul-Aug;23(6):600-8. 

Li F, et al. Tai chi and postural stability in patients with Parkinson's disease. N Engl J Med. 2012 Feb 9;366(6):511-9

Vivas J, et al. Aquatic therapy versus conventional land-based therapy for Parkinson's disease: an open-label pilot study. Arch Phys Med Rehabil. 2011 Aug;92(8):1202-10


Semaine 6 : L’activité physique forcée…Aussi puissante que la médication chez le patient atteint de la maladie de Parkinson

Suite à la publication de notre dernier billet, nous avons trouvé un cours reportage sur la recherche du neuro-scientifique JL Alberts, qui met en lumière l’importance de l’activité physique dans le traitement de la maladie de Parkinson. Je vous propose de regarder ce cours documentaire dans un premier temps et dans un deuxième temps, je vous fait part de ce que nous avons trouvé dans la littérature scientifique à cet égard.

Dans le video, JL Alberts explique que l’activité physique forcée améliorerait de 35% la fonction motrice et que l’effet pourrait durer jusqu’à 4 semaines après la séance. En comparaison, la médication a un effet de quelques heures seulement et est aussi associée à un phénomène d’adaptation. L’idée de Dr. Alberts est : Force pedaling may be overdriving the CNS which in turn may let the brain release chemical that may improve motor function”. L’activité physique activerait la même région cérébrale que la médication.

Selon Alonso (2011) : “Experimental research has produced evidence in recent years underlying the beneficial effects that exercise can have in preventing and deceleration of the development of Parkinson disease. These beneficial effects are exerted through various mechanisms such as neuroprotection, neurotransmission, plasticity, neurogenesis, homeostasis, and neurotrophic factors”.  C’est donc dans cette optique que la recherche de Dr. Alberts s’inscrit. En effet, Alberts (2011) explique que l’activité physique forcée a produit un effet neuro-protecteur et améliore les fonctions motrices, chez l’animal (tel que montrés dans plusieurs études à cet effet). Alberts (2011) a donc été le premier a tester cette idée chez l’humaine à l’aide d’un “set up” tel que vu dans le video. Cette nouveauté s’est avéré à montrer une amélioration de la fonction motrice et du système nerveux chez le patient atteint de la maladie de Parkinson, pour la première fois.

À cela, il est légitime de se poser la question de l’importance que l’activité physique soit forcée. En 2009, Albert publie les résultats de son étude dans Neurorehabilitation & Neural Repair.  Sa découverte est d’une grande importance pour le kinésiologue en milieu de réadaptation. Selon Albert (2009), la capacité aérobique d’un patient atteint de la maladie de Parkinson peut être améliorée à l’aide d’activité physique volontaire et à l’aide d’activité physique forcée. Cependant, seule l’activité physique forcée montre des amélioration de la fonction motrice et de la dextérité des mains, chez le patient. Selon ses analyses biomécaniques, l’activité physique forcée produit un changement dans la stratégie du contrôle moteur, et plus particulièrement vers les mouvements en boucles ouvertes.

Alonso-Frech F, Sanahuja JJ, Rodriguez AM. Exercise and physical therapy in early management of Parkinson disease. Neurologist. 2011 Nov;17(6 Suppl 1):S47-53. doi 10.1097/NRL.0b013e31823968ec. Review. PubMed PMID: 22045326.

Alberts JL, Linder SM, Penko AL, Lowe MJ, Phillips M. It is not about the bike, it is about the pedaling: forced exercise and Parkinson's disease. Exerc Sport Sci Rev. 2011 Oct;39(4):177-86. doi: 10.1097/JES.0b013e31822cc71a. Review. PubMed PMID: 21799425.

Ridgel AL, Vitek JL, Alberts JL. Forced, not voluntary, exercise improves motor function in Parkinson's disease patients. Neurorehabil Neural Repair. 2009 Jul-Aug;23(6):600-8. doi: 10.1177/1545968308328726. Epub 2009 Jan 8. PubMed PMID: 19131578.